Comme on l’attendait, les élections présidentielles en République démocratique du Congo sont en faveur de Joseph Kabila, avec 46% des voix sur les deux tiers des bureaux de votes.
Etienne Tshisekedi vient deuxième avec 36% selon ces résultats partiels, ce qui laisse les observateurs inquiets à propos d’une flambée de violence entre les partisans des deux candidats après l’annonce des résultats officiels, tout comme en Cote d’Ivoire.
L’opposition a publiquement dénoncé des fraudes électorales, ce qui risque d’alimenter d’avantage la violence et la tension qui ont déjà causé 18 décès en plus des 3000 congolais qui ont préféré quitter la capitale Kinshasa.
Des heurts ont éclaté lundi entre partisans de l'opposition et les forces de l’ordre, des tirs nourris ont retenti dans le sud-ouest du pays, bastion de l'opposition.
La fermeture d'une chaîne de télévision et d'une radio est venue doser encore le feu des opposants au président Kabila, un appel à l’armée pour venir aider la police à maitriser la situation pourrait avoir lieu.