Entre 40 à 90 pour cent des camions circulent avec une surcharge dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), causant une dégradation précoce des routes, selon la Commission de l’Union.
"La durée de vie de la route est réduite de 5 à 10 ans au lieu de 15 ans", a indiqué, mardi à Bamako, le commissaire chargé du Département de l’aménagement du territoire, des télécoms, des transports et du tourisme, Ibrahim Tamporè.
S’exprimant au cours d’un atelier regroupant une cinquantaine de journalistes, M. Tamporè a relevé "des coûts supplémentaires d’entretien et de réhabilitation des routes qui vont de 30 à 40 milliards de francs CFA par an et par pays".
Dans l’espace de l’UEMAO, a noté le commissaire Tamporè, près de 90 pour cent des échanges intercommunautaires s’effectuent par la route. Le réseau routier se limite à 274.416 Km dont 26.753 Km sont bitumés.
"La faible densité du réseau donne 7,8 Km pour 100 Km2 pour la Zone UEMOA, comparativement à 40 Km pour 100 Km2 pour l’Afrique et 400 Km2 pour 100 Km2 pour l’Europe", a-t-il expliqué.
Par ailleurs, Ibrahim Tamporè a déploré des pratiques anormales sur les routes de l’Union. Des comportements qui entravent le transport routier intercommunication, telle que la corruption sur les points de contrôle des agents de sécurité.
Ces pratiques de perception illicite d’argent et de racket des routiers se situeraient entre 95 et 146 milliards de FCFA par an, représentant au moins 8 pour cent des coûts générés par les transports.
SAB/BK