Référendum crucial sur le renforcement des pouvoirs d'Erdogan — Turquie

Une économie en berne au pire moment pour Erdogan

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"Demain, la Turquie prendra l'une des décisions les plus importantes de son histoire", a déclaré M. Erdogan, appelant les Turcs à voter en masse.

Le camp du "non" craint pour sa part une dérive autocratique.

Le Non était très légèrement devant à Istanbul alors que le Oui menait d'une courte tête dans la capitale Ankara.

Quelque 55,3 millions de Turcs étaient appelés à se rendre aux urnes dimanche pour se prononcer par référendum sur une révision constitutionnelle qui prévoit notamment la suppression du poste de Premier ministre au profit d'un hyperprésident qui concentrerait entre ses mains de vastes prérogatives.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan vote au référendum du 16 avril 2017, à Istanbul.

Après avoir voté ce dimanche matin, dans le cadre du référendum constitutionnel visant à lui accorder les pleins pouvoirs, le président turc a déclaré que le scrutin était un vote pour " l'avenir " de la Turquie. Âgé de 63 ans, l'actuel président a été élu en août 2014, après 12 ans passés comme Premier ministre.

"Aujourd'hui, c'est le destin de la Turquie qui est soumis au vote".

Le Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d'opposition laïque en Turquie, va demander un nouveau décompte de jusqu'à 60% des bulletins du référendum, a annoncé son vice-président, Erdal Aksunger.

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Au cours d'un rassemblement samedi, M. Kiliçdaroglu avait comparé le système voulu par M. Erdogan à " un bus sans freins dont on ne connaît pas la destination ".

"Bien entendu que je vote pour soutenir le président".

Les membres de l'intelligentsia turque et même l'opposition ont renforcé le gouvernement arbitraire d'Erdogan en soutenant ses purges brutales. "Il y a eu des réformes entre 2002 et 2004 et on nous a dit que la Turquie allait adhérer à l'Union européenne et qu'elle allait mettre fin au terrorisme mais rien de tout cela n'a été accompli", a-t-il dit. Mais l'opposition y voit une nouvelle dérive autoritaire d'un homme qu'ils accusent de chercher à museler toute voix critique, surtout depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet par des militaires factieux.

L'opposition et les ONG ont déploré de leur côté une campagne inéquitable, avec une nette prédominance du oui dans les rues et les médias.

Les partisans de ces réformes prétendent qu'elles feront régner la stabilité et la prospérité, alors que la Turquie est toujours secouée par le putsch raté de l'an dernier et par une série d'attaques perpétrées par les rebelles kurdes et Daech (le groupe armé État islamique). Quelque 47.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000 limogées ou suspendues de leurs fonctions.

Le parti prokurde HDP a ainsi dû faire campagne alors que ses deux coprésidents et nombre de ses élus se trouvent en prison, accusés de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Quelque 380 000 policiers ont été déployés dans le pays pour assurer le bon déroulement du scrutin, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu. Les opérations de vote se sont déroulées sans incident majeur.

Pouvoirs élargis pour le président, disparition du poste de premier ministre, députés plus nombreux.

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