Baclofène et alcoolo dépendance : une moins bonne sécurité pour une adhésion semblable

Pris à haute dose le baclofène est plus dangereux que les autres traitements de l'alcoolo-dépendance

Pris à haute dose le baclofène est plus dangereux que les autres traitements de l'alcoolo-dépendance

L'étude Cnamts-ANSM en collaboration avec l'Inserm a permis de distinguer les utilisateurs de baclofène atteints d'une affection neurologique en lien avec l'indication ayant obtenu l'AMM, de ceux qui ont reçu le baclofène pour un autre motif, possiblement une dépendance à l'alcool. Un peu plus de 1 % dépassaient les 180 mg par jour. Cette étude met en évidence une utilisation importante du baclofène en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché (AMM).

Enfin, comparé aux traitements médicamenteux* a href="https://destinationsante.com/baclofene-3-ans-pour-evaluer-la-balance-benefice-risque.html" target="_blank" *le profil de sécurité du baclofène est préoccupant en dehors de l'indication neurologique, notamment lorsqu'il est reçu à fortes doses. Même si l'ANSM ne s'attarde pas dans son étude sur la comparaison de l'efficacité des traitements (au-delà du critère de la persistance de la prise en charge), ces données confortent ses mises en garde concernant la sécurité du produit, notamment à hautes doses (et si les patients concernés par ces dernières sont minoritaires, leur nombre a cependant triplé).

Ils sont peu nombreux à poursuivre leur traitement dans la durée. In fine, comme pour les médicaments indiqués dans la dépendance à l'alcool, plus de 4 patients sur 5 débutant un traitement avec le baclofène l'arrêtent définitivement au cours des six premiers mois d'utilisation.

Arrêt des traitements, usages hors RTU? Par ailleurs, "les taux de persistance à six mois pour l'utilisation "hors neurologie" sont respectivement de 19 % si l'on accepte des possibles interruptions de traitement et 10 % sans interruption de traitement, c'est-à-dire similaires aux taux observés avec les autres traitements des problèmes d'alcool avec AMM", relève le rapport publié par l'ANSM.

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Sur la période, l'Agence estime qu'environ 213 000 personnes ont pris du baclofène pour se débarrasser de leur dépendance à l'alcool. Ces usages non validés par l'ANSM sont également préoccupants.

La sécurité du baclofène a été comparée à celle des médicaments autorisés pour traiter la dépendance à l'alcool.

Aux doses faibles et modérées (inférieures à 75 mg/jour), le risque d'hospitalisation est faiblement augmenté par rapport aux traitements de l'alcoolo-dépendance (de 9% aux doses inférieures à 30 mg/jour et de 12% aux doses entre 30 et 75 mg/jour) et le risque de décès n'est pas augmenté. Or l'étude pointe, chez les personnes traitées à ces doses, un risque accru et qui augmente avec la dose, d'hospitalisations, intoxications, de crises d'épilepsie et surtout de morts inexpliquées (selon le certificat de décès).

Le baclofène est à l'origine un principe actif destiné à traiter les affections neurologiques. Entre 75 mg/jour et 180 mg/jour, le risque d'hospitalisation est modérément augmenté, de 15 % par rapport aux traitements de la dépendance à l'alcool, et le risque de décès augmente de 50 %.

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