Tous les algériens se rappellent de la fin de 1991, des premières élections législatives pluralistes qu’a connues l’Algérie depuis son indépendance. Le Front islamique du salut (FIS, aujourd'hui dissous) a décroché le jackpot, 188 sièges (47,4% des voix) contre 25 pour le Front des forces socialistes (FFS) et 15 pour l'ex-parti unique, le Front de libération nationale (FLN).
Le FIS était assuré de remporter la majorité absolue à l'issue du second tour prévu à la mi-janvier. Quelque jours après, précisément le 11 janvier 1992, le président Chadli Bendjedid, contraint par l'armée, est forcé de démissionner.
Résultat immédiat : annulation du scrutin, déclenchement d’une grande série de violences, bref, des journées très obscures ont couvert l'Algérie.
Les algériens restent jusqu’à maintenant tranchés, 20 ans plus tard, sur la question de bien faire en annulant ces élections ou pas. D’une part, l’Algérie était sur ses débuts pour instaurer sa démocratie, et les élections ont été déjà reporté après des affrontements entre le FIS et les forces de l’ordre. D’autre part, c’était le choix des algériens eux même, il était donc évident de voir les citoyens en colère quand ont annule, si soudainement, un choix qu’ils voyaient juste.
De toute façon, avec ce printemps arabe, plusieurs voix veulent réinsérer le FIS dans le terrain politique algérien, reste à voir si ce parti est prêt à corriger les fautes du passé et redonner l’espoir aux algériens en leurs dirigeants.