Suite à l’initiative du ministre français de la Défense Gérard Longuet qui propose de transférer les cendres du général Marcel Bigeard, décédé en juin 2010, vers l'hôtel des Invalides à Paris, où reposent les gloires de l'armée française, une vive controverse est née en France et en Algérie.
« Initiative historiquement infondée, politiquement dangereuse et humainement scandaleuse » tels sont les mots ave laquelle est décrite l’initiative du ministre par un collectif d’hommes politiques, de journalistes et d’historiens français et algériens, qui ont lancé un appel pour que le gouvernement renonce à cette décision, vu le passer de Bigeard en Algérie.
Bigeard avait voulu que ses cendres soient dispersées au-dessus d’un camp retranché des troupes françaises au Vietnam mais les autorités locales ont refusé définitivement, Gérard Longuet a adressé donc une lettre à la fille du général pour lui proposer que les cendres soient transférées aux Invalides. Celle-ci donne son accord, mais aucune date n'a encore été fixée.
Marcel Bigeard a repris du service en Algérie en octobre 1954, en prenant le commandement du 3ème Bataillon de parachutistes coloniaux. Bouclage systématique d’Alger la capitale, fouilles, fichages, interpellations, arrestations, tortures, disparitions, exécutions sommaires, les paras de la 10eDivision de parachutistes dont le colonel Bigeard était un des commandants a voulu tout faire pour venir à bout des combattants algériens.
Le général est donc accusé d’avoir recouru à une torture à très grande échelle et à des exécutions sommaires, il avait même l’habitude d’ordonner à que des Algériens soient jetés en mer, les pieds coulés dans une bassine de ciment, depuis un avion ou un hélicoptère.
Autre bémol dans l’histoire de Bigeard, c’est l’exécution de Larbi Ben Mhidi, héro de la bataille d’Alger. Bigeard l’a interrogé pendant une dizaine de jour avant de le livrer aux services spéciaux pour être exécuté dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.
Amine.B